Calle La Libertad

01 fév. 12

Isla Grande !!

Moment de détente au bord de l'eau, on rejoint des amis sur la "isla Grande" pour fêter la nouvelle année, loin du bruit et de la surpopulation Panaméenne... En mode camping, détende et paresse ! On prévoit de rester 4 jours ! Mais quelques ventes sur la plage, puis des voisins qui nous offrent les restes de leur vacances, on restera 10 jours... Totalement déconnectés !

Place aux photos !!

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31 janv. 12

Bruyant Panama !

Nous sommes au cœur de la capitale depuis trois mois déjà ! Après avoir subi un hôtel bruyant entre la concierge à la voix porteuse et les voisins qui vivent avec la télé à fond. La fenêtre donné vu sur un mur, l'air ne circulait pas ! Nous avons changé pour un autre au milieu de la rue piétonne, avec cuisine et autres voyageurs pour partager ! Plus au frais on se s'y sent mieux malgré la frénésie nocturne.

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Nous attendions décembre avec impatience, on pensait vendre plus, à notre grand désarrois, la rue s'est bondée de mini stands. Premier arrivé, premier servi ! Dès le 31 Novembre, les plus grands complexes de restauration se sont implantés autour des petites cabanes de bout de bois et toile cirée fabriquées sur place en quelques heures. Le lendemain, la rue avait totalement changé et notre petit bout de rue magique envahie par les tatoueurs de henné et vendeur de DVD. Des dizaines offrent l'emballage de cadeaux, d'autre des vêtements, on y trouve aussi fruits et légumes... Tous les vendeurs sont là ! glace, brochettes, jus de fruits... La rue est devenue un grand marché ouvert de tout et n'importe quoi. Pourtant j'y bosse tout les jours ou presque pendant que mon compagnon pratique ses jongleries au feu rouge quand la chaleur le permet.

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Panama Ciudad offre une population beaucoup plus cosmopolite, multiculturelle et surtout de classe sociales extrêmes ! Toutes ces communautés vivent dans un bouillons de désordre totale ! Le quartier colonial, protégé de toute une armée, abrite discrètement le président. Les rues sont propres, bien éclairées et surveillées en permanence tandis que les rue populaires, hument un parfum de pisse de chat et poubelles abandonnées sous une chaleur étouffante !

Le "casco viejo" , quartier ancien, est menacé. Ils délogent les locaux pour reconstruire "en plus beau" des bâtiments  délabrés, qui pourtant abritent des familles. Les taudis surpeuplés, ça plait pas aux touristes et encore moins aux investisseurs en quête de retraite au soleil !

Les chinois ont le monopole des supérettes, les afro démontrent leur formes (très) pulpeuses sans complexes, les "Guna Yala", peuple indigène (de la cote Caraïbe San Blas) portent dignement la tenue traditionnelle le portable à la main ! Nous travaillons dans le poumon de la ville. Le cœur serait plutôt ces édifices énormes, inhabités pour la plus part, qui démontrent la démesure de l'ambition humaine. Parce que la vie n'est pas "chère" à Panama, les riches investissent dans l'immobilier de luxe et deviennent encore plus riches tandis que les pauvres bah ils restent pauvres et s'entassent dans des quartiers salubres.

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Le temps passe vite et nous rattrape ! Un anniversaire de plus, un noël de plus, Mon amoureux, toujours au top en moment de nostalgie.... Décembre se termine enfin...

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Dans quelques jours l'intensité de la ville laissera place à l'allure paradisiaque de la côte caraïbe pour commencer une nouvelle année toute en douceur... Allez !! On se sauve sur une île !!!

BONNE FÊTES A TOUS !!!!

30 nov. 11

Un an plus tard..

Je suis émue de reprendre ce bout de blog, je ne me souvenais même plus du mot de passe ! Depuis le mois de Décembre je ne vous avais pas écrit, j'entends dire que les lecteurs s'impatientent, alors pour vous surtout mes tatas d'amour, je reprends ma plume...

14 mois que j'ai quitté notre douce France, mes amis, ma famille, ma terre, mes racines, mes fromages... Je ne sais pas par où commencer pour vous compter tous ces mois de vie !

Après avoir tenté de rentrer dans le moule, cherché des jobs saisonniers, j'ai vite fais le calcule que je n'entrais pas dans mes frais mais surtout que j'étais loin de la liberté que je cherchais. Je gagnais plus à vendre 2 bracelets, une tresse dans les cheveux que 10 heures de service dans un restaurant !

J'ai donc quitté Playa del Carmen, mes petits bracelets sous le coude, décidée à tenter ma chance dans ce monde inconnu de l'artisanat.... depuis tout à changé !!! Mon voyage, ma vie entière a pris un autre sens ! Je gagne ma vie grâce à mes bijoux, totalement indépendante, je me déplace au gré de mes rêves.... Mais surtout, je ne voyage plus seule !! Je vis cette aventure avec mon bel Argentin depuis 11 mois. Il m'a appris à travailler aux feux rouge et bien plus encore... A chacune des villes son histoire, ses rencontres et ses galères...

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J'admets que ce n'est pas facile de suivre notre périple, en mode gitans, nous nous déplaçons rapidement au fil de nos envies mais aussi de nos économies. Certains nous voient comme hippies ou marginaux, on se sent plutôt comme "travailleurs ambulants"... Nous vivons de nos efforts, sans patrons, sans horaires ! Plus qu'un simple voyage, une forme de vie.

Quand les gens s'approchent. Les mêmes questions reviennent :"Tu viens d'où ?'' est la plus classique. Ironiquement, je n'ai jamais été autant française que depuis que je l'ai quitté ! Même si j'ai parfois du mal à assumer.

Qu'est ce que vous faite ici ? Pourquoi ? Depuis combien de temps ? Et après, vous allez où ? Il y a les curieux, les boulets, les sourires, les "jte tiens la jambe", les "sympa", les encourageants, les yeux des enfants, les têtes de cons....

Depuis tous ces mois nous avons croiser quelques ventes bien plus surprenantes. Coupe-ongle, chaussettes, télécommande, genouillère, balai, rouleaux de scotch, médicaments, bretelles de soutien-gorge, savon, perroquets (des vrais, auxquels ils coupent les ailes pour rester percher sur le dois, "vente exclusive" aux touristes en quête d'exotisme), petit poussins mécanique et j'en oublie... Tous travailleurs de la rue !!! Mon personnage préféré reste cet homme qui ressemblait étrangement à une statue de la ville de Guatemala. Une "figure de l'histoire" Guatémaltèque, en taille réelle, toute de bronze, assise sur un banc de la rue piétonne !! Il attendait là, assis à ses cotés, dans la même position, livre à la main, qu'une paire de touristes le sollicite pour une photos !

Comme on dit:" Todo lo que se pone a la venta, se vende !!". Partout ou presque, on aura vécu de la rue. Au coté de personne de tout age, père de famille ou famille entière, toute nationalité... On est tous là, luttant pour notre pain quotidien. Les conditions de vie sont telles que, le pays voisin, même pour vendre des jus d'orange ou eau de coco vaut le coup ! C'est un métier comme un autre, routinier, qui demande discipline, et surtout patience... La rue ! Grande école de la vie, je lève les yeux et pense à tous ces visages, tous ces enfants.... Nous sommes de passage, près d'eux pendant quelques semaines, sur le même coin de trottoir, puis nous partirons pour une autre rue, dans un autre village, continuerons notre périple, toujours libres... Pourtant eux, ils resteront là. Dans cette même rue, sur ce même coin de trottoir, pendant quelques années encore...

Depuis le Mexique, on vise toujours vers le sud !!! Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama...Alors pour ceux qui était au fond de la classe en cours de Géo, voici une petite carte :

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Pfff !! De voir cette carte, il me semble qu'on a rien fait....et pourtant !!! Pour ce "peu" de kilomètre, nous aurons passé 5 mois au Mexique, mais c'est tellement grand que ça n'aura suffit ! On a comme une sensation de ne pas avoir tout vu de ce pays mystérieux, il faut dire qu'on était bien novice ! Notre show au feu rouge n'avait rien de spectaculaire, quand à notre artisanat, je me demande parfois comment on a pu le vendre ! Aussi découverte de la "fameuse" araignée".

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2 mois au Guatemala, retour aux ruines Maya de Tikal, premier show en public dans la rue piétonne de la capitale et belles rencontres... Descente direct au Nicaragua, un peu lassés, fatigués, on restera 4 mois, pour prendre le temps de faire une pause, apprendre et perfectionner notre macramé...

Puis retour au Costa Rica, dans l'idée de rester 3 jours, on aura passé un mois à la capitale, moche et pluvieuse, pourtant on aura jamais aussi bien vécu, grâce aux araignées, de quoi suffire pour rejoindre la côte Caraïbes, oublié la pluie et les chaussettes...La récompense. Le luxe des eaux turquoises et paysages tropicaux.... Je vous écrit aujourd'hui du Panama, au cœur de la Capitale, où nous travaillons patiemment jusqu'à l'arrivée de noël, son euphorie et ses touristes !!!

Ma vie n'est pas si différente de la votre, loin du mode touristique, je travaille pour manger, me loger et me vestir (euh non me vestir, pas vraiment en fait !) Un choix de vie hors système, qui fascine, effraie, travailler dans la rue, dans un pays différent, avec ton artisanat, tes pirouettes aux feux rouge, ou l’insolite araignée te donne un contact direct avec les gens, la population, les locaux, les vrais… Même si je dois l’admettre, certain jours sont plus durs que d'autres. Le climats, la police, les autres vendeurs compétitifs, les histoires de couples, les coups de blues... chaque jour est différent, se passe rarement comme prévu...

Dans un élan de nostalgie, je pense surtout à mes proches qui me soutiennent de loin... Les petits de mes cousin, cousine que je ne vois pas grandir. Je me sens tellement absente de vos vies ! Louise, ma nièce, ne m'en veux pas, je suis ta vie à travers cet écran qui m'empêche de te serrer fort, j'ai hâte de te raconter mes aventures et partager mon goût du voyage....